
Le correcteur thermique est une solution particulièrement adaptée à la rénovation, lorsque l'isolation par l'extérieur n'est pas envisageable ou que l'on souhaite préserver l'aspect de la façade. Sans être un isolant à proprement parler, il corrige la sensation de paroi froide et régule naturellement l'humidité ambiante, améliorant ainsi le confort thermique et hygrométrique du local.
La mise en œuvre repose sur une ossature bois légère posée contre les murs périphériques sur laquelle une canisse est agrafée. Elle constitue à la fois le coffrage et le support d'accroche de l'enduit de finition. Un mélange de terre et de chènevotte est ensuite tassé manuellement dans l'espace entre le mur existant et la canisse pour former le corps du correcteur. Un enduit d'argile est enfin appliqué en finition pour unifier la surface. L'épaisseur totale du complexe est inférieure à 10 cm, limitant l'impact sur la surface intérieure du local.
Les chantiers participatifs sont une pratique courante dans le milieu de la construction écologique. Ils réunissent professionnels et particuliers autour d'une même réalisation, animés par l'envie d'apprendre et d'expérimenter des techniques de mise en œuvre souvent méconnues. Ils sont aussi un lieu de transmission : les gestes, les dosages, les précautions propres à ces matériaux. Ils permettent de comprendre le comportement du matériau, maîtriser les contraintes de mise en œuvre et posséder une connaissance concrète des filières biosourcées.